J'ai longtemps hésité à faire cet article, déjà parce que je récupère physiquement de ma journée sur place et parce que réagir à chaud n'est pas dans mes habitudes, mais après tout pourquoi pas essayer. J'étais donc de retour au Hellfest (enfin !) ce samedi 17 juin 2017.

 

Dans les généralités, pour commencer un IMMENSE merci à tous ceux que j'ai croisés sur place. C'était mon premier festival en solo, je n'aurais fait ça nulle part ailleurs et la gentillesse de tous m'a prouvé que j'avais bien fait de dépasser mes craintes. Immense merci également à l'organisation du festival pour offrir ce moment qui nous est si cher. De plus on a une organisation à l'écoute, avant et pendant le fest. J'en veux pour preuve les messages sur l'énorme affluence de l'an dernier, problème totalement réglé cette année ça circulait impeccablement même pendant les têtes d'affiche. J'en veux pour preuve également la super idée de ramener des lances à incendie pour arroser la fosse pendant les grosses chaleurs. J'en veux enfin pour preuve l'organisation des parkings et aires de stationnement et les bénévoles et policiers mobilisés pour que tout se passe bien dans la ville (balisages inclus), j'en connais qui devraient venir en stage et prendre des notes (ce message vise explicitement les Vieilles Charrues qui ont de gros soucis d'orga de ce coté).

Et enfin, merci à tous ceux qui ont filmé les concerts et ont posté leurs videos, cette review serait bien vide sans vous.

 

On va traiter le seul point négatif rapidement, à plusieurs moments de la journée les points d'eau potable sont tombés en panne, ça a touché plusieurs desdits points. De plus même quand ils marchaient le débit d'eau n'était pas fantastique. Ceci dit, à chaque fois que ça m'est arrivé je l'ai signalé à un membre du staff (souvent aux patrouilles de secours qui surveillaient qu'il n'y ait pas d'incident sur les MS, parce qu'ils étaient repérables de très loin avec les tenues oranges) et ça a été rapidement réglé.

 

Niveau concerts, étant garée à 9h30 et sur le site vers 10h10, j'ai eu la chance de ne rien rater, et c'est tant mieux puisque j'avais un planning assez tendu avec beaucoup de groupes qui m'intéressaient, que ce soit des découvertes ou non. Je rajouterai des liens live si je trouve des moments qui m'ont marquée, ainsi que les liens Arte Concert (encore merci à eux !), mais cet article ne concerne que cette journée particulière. Le reste sera comme à mon habitude traité dans une chronique spéciale.

 

10h30 : ouverture du fest' et des Main Stages avec Jared James Nichols

A peine arrivée, premier concert découverte. J'avais hésité entre lui et Los Disidentes del Sucio Motel mais le blues américain l'a emporté, et je ne regrette pas mon choix. L'ouverture des MS s'est faite avec un grand sourire par un mec visiblement ravi d'être là, rameutant une jolie foule de curieux vu l'heure. J'ai trouvé les titres super sympas, une belle maîtrise tant de sa guitare comme de sa voix et, chose inédite pour moi pour un concert de début de journée, un rappel : une petite base de fan avec une banderole l'a acclamé quand le set a été fini, je n'ai pas prêté attention à ce qu'ils disaient et quelques secondes plus tard il est revenu, toujours avec le sourire, jouer un court morceau à la guitare avant de les remercier et quitter la scène pour de bon.

< Pour exemple >

 

11h05 : la promenade de la journée et l'occasion de voir un bout de plusieurs groupes

Sur la MS1 arrive alors le hard rock des allemands < The New Roses >, autre découverte pour moi. Là aussi j'avais hésité entre leur concert et Monolithe (doom) qui passait à l'ombre sur la Temple.Etant sur place je suis restée voir le début du set (fort sympathique), avant de me dire que vu l'enchainement que je prévoyais plus tard en plein soleil un peu d'ombre ne ferait pas de mal. Je suis donc rapidement partie faire un tour du petit bois, jeter un oeil et une oreille dans la Warzone où jouait un Verbal Razors trop énervé à mon goût (mais mettant visiblement un joyeux bordel), lorgner sur le Hellfresh (mon seul passage de la journée...) pour finir par arriver à l'ombre de la Temple pour la fin du set de < Monolithe >, que j'ai trouvé également intéressant.

Je regrette un peu de n'avoir pas consacré plus de temps à ces deux concerts, cela dit d'une part il fallait bien que je visite, d'autre part ce n'est que partie remise vu que j'ai apprécié le peu que j'ai entendu.

 

11h40 : premier repas et retour sur les MS pour un enchainement de découvertes

Après Monolithe arrivait Carcariass, qui n'est pas vraiment dans les groupes que j'apprécie, j'ai donc mis les voiles et en ai profité pour aller manger avant la grosse affluence (au Hellsnack, où j'ai testé les nuggets tofu/blé, un peu secs à cause du blé mais autrement super bons, comme quoi on ne découvre pas que de la musique).

Suite à ça, je suis revenue vers les MS en plein set de Slydigs, plus rock mais très sympa néanmoins, avant de rester devant les Dead Daisies, découverts en regardant l'affiche et que je tenais à voir en live. Et sur place, là encore pas déçue du tout, un set qui s'enchaîne bien et un groupe fort sympathique, qui communique sans en faire des caisses.

< Pour exemple > ou < encore >

Et le premier coup de coeur de la journée.

 

12h50 : fuite sous tente avant d'affronter la chaleur et epic fail

Je sais que je vais en faire hurler certains mais non je ne suis pas restée devant Ultra Vomit, j'ai toujours le même problème avec le français et n'ai donc profité de loin que de leur video d'intro (merci pour m'avoir rappelé le thème des cartoons de mon enfance cela dit). Je suis allée à l'ombre de l'Altar où je me suis posée devant Crypt Sermon. La seule chose que je savais sur le groupe était que c'est du doom et le doom ça fait du bien aux oreilles quand on prévoit une après-midi agitée, choix là encore non regretté puisque j'ai passé un super moment à découvrir < leurs chansons >.

Fin du set et légère migration pour mon gros point d'interrogation de la journée, à savoir les < inclassables d'Igorrr >. Je les ai découverts lors de la retransmission d'un autre de leurs concerts par Arte, et ils étaient mon premier inratable de la journée, avec cependant une inquiétude sur le fait de supporter tout le concert. Et bien non seulement ce fut le cas, mais ils ont gagné une fan et font partie de mes coups de coeur. Ce groupe est totalement indescriptible, alliant voix classique, metal, électro et tout ce qui leur passe par la tête. Du genre < "ça passe ou ça casse" >, mais on ne peut nier le talent et ils sont fantastiques en live.

Petite anecdote : je savais que j'allais ensuite migrer vers la Valley et m'étais donc placée sur la droite de la fosse, mais c'était sans prévoir un ami présent également qui m'a envoyé un SMS peu après le début du concert pour me dire qu'il était entre l'Altar et la Temple... soit à l'opposé de là où je me trouvais... Consciente que vu nos goûts respectifs j'aurais surement peu de chances de le croiser à un autre moment de la journée, j'ai décidé de le rejoindre, donc suis sortie de la tente (plus facile que traverser la fosse, étonnament bondée quand on considère la présence de Phil Campbell en MS sur le même créneau) pour faire le tour par l'extérieur et revenir par l'Altar, en cherchant le point de repère donné (à coté du Marsupilami). J'ai fait toute la séparation sans le trouver avant de trouver une place à la barrière non loin de la scène et de lui renvoyer un message demandant de me rejoindre vu que je ne le voyais pas (je suis certes assez grande mais pas assez pour passer au dessus d'une foule de métalleux quasi tous plus hauts que moi). Bon, vous l'aurez compris, malgré ces efforts je le cherche encore et n'ai gagné que la joie de me retaper la traversée de la fosse en fin de concert, à contre-courant puisque la majorité repartait vers les MS. Ce qui en fait un magnifique Epic Fail ? me rendre compte dimanche en regardant la photo qu'il a postée du concert sur Facebook qu'il était probablement à 4-5m max derrière moi... Tyro si tu passes par là, je te hais ! Bien cordialement.

Et donc après Igorrr, direction la Valley pour une dose de doom exclusivement instrumentale avec les < américains de Bongripper >. Loin d'être gênée par l'absence de chanteur, j'ai trouvé la parenthèse très relaxante et agréable à l'oreille. Seul regret, que la durée du set ne permette pas plus de morceaux, ce qui est hélas un problème récurrent pour ce genre particulier.

 

15h05 : début de cuisson devant Ugly Kid Joe

Ugly Kid Joe faisait partie de mes inratables, et des groupes qui ont pesé dans ma décision de venir, je suis donc logiquement repartie sur les MS profiter d'un set de chansons bien sympathique avec en bonus une super reprise d' < Ace of Spades > (classique s'il en est de Motörhead). Il n'est bien sûr pas étonnant qu'une des premières videos mises en ligne soit leur mythique reprise de < Cats in the cradle >.

Ce que je trouve tout de même un poil dommage, parce qu'aussi belle soit-elle elle ne reflète pas vraiment le groupe ni le set joué, < plus énergique >, comme en témoignent < cet autre extrait > ou encore < celui-ci >.

Un groupe à mes yeux absolument mythique, que je suis ravie d'avoir enfin eu l'occasion de voir en live.

 

16h00 : Pretty Maids réveille la fosse

Les danois de Pretty Maids font partie des groupes qui n'ont pas tout le succès qu'ils méritent. Véritable piliers du heavy metal et classiques incontournables, ils excellent en live et ont accumulé pendant 35 ans une belle collection de hits entrainants. Ils faisaient bien entendu partie de mes inratables et étaient eux aussi une des raisons de ma venue, d'autant que je ne les avais jamais vus en concert. Même en sachant à quoi m'attendre, j'ai pris une énorme claque musicale. Un son absolument parfait pour un set absolument parfait, je ne saurais même pas vous dire s'il manquait certaines de mes chansons préférées, j'étais tellement embarquée dans le concert que si c'est le cas je ne l'ai pas remarqué. Pour témoin de l'ambiance et du niveau du groupe, voici le < début du concert >, leur bien nommé < Pandemonium > ou encore l'excellent < Future world > qui n'a pas pris une ride.

Cela dit, si je n'ai pas remarqué les absences, une des présences m'a particulièrement marquée, à savoir < Little drops of Heaven >, qui est déjà magnifique sur album mais qui prend toute sa dimension en live où la chanson devient un moment hors du temps.

 

16h55 : Steel Panther, égaux à eux-mêmes

Je préviens tout de suite, inutile de lancer les recherches sur la scène, je ne m'en suis pas approchée :)

Tarés pour les uns, géniaux pour les autres, les deux pour moi. Steel Panther est un groupe totalement délirant, proche de son public (surtout de la partie féminine...) et n'hésitant pas à se tacler sur scène entre deux chansons. C'est sûr, on aime ou on n'aime pas leur humour d'une finesse sans nom, mais on ne peut nier le super esprit du groupe envers ses fans ni leur énergie communicative et leur talent sur scène.

L'anecdote du jour ? En video :

Ca surprend souvent ceux qui me connaissent quand j'explique que je suis fan du groupe. Je suis assez pudique et sur la défensive facilement devant la lourdeur de certains mâles. Sauf que Steel Panther est certes un groupe d'obsédés, mais à aucun moment ils ne sont lourds avec leur public féminin et ils sont toujours très respectueux. Ils proposent mais ne forcent jamais, et le concert de samedi l'a encore prouvé quand ils ont fait monter sur scène toutes celles qui voulaient pour interpréter 17 girls in a row puis Gloryhole. Ils ont joué avec celles qui sont venues vers eux mais n'ont à aucun moment poussé celles qui préféraient être en retrait. Je connais un bon paquet d'hommes qui feraient bien de prendre des notes...

Pour le reste, < une video vaut tout beau discours >

 

18h00 : LA légende

Etant depuis un moment sur les MS, malgré quelques déplacements à l'ombre, je commençais à sérieusement cramer, et pourtant rien au monde ne m'aurait fait rater Dee fucking Snider, chanteur des regrettés Twisted Sister (qui faisaient leur tournée d'adieux l'an passé) et frontman absolument légendaire. Après une arrivée en grande pompe et frais comme un gardon (il va falloir qu'il m'explique comment à son âge il peut avoir une telle pêche par cette chaleur), il a commencé par expliquer à la foule qu'il va jouer une partie de tubes de Twisted Sister, une partie de chansons qu'il aurait voulu jouer avec Twisted Sister mais ne pouvait pas parce que pas de clavier dans le groupe et une partie de nouvelles chansons... mais sans nous prévenir quand c'était le cas parce qu'il a remarqué que chaque fois qu'il annonce une nouvelle chanson les gens partent aux toilettes. Et de conclure le discours par un mérité "what the fuck is wrong with you guys ?". Se faire engueuler par Dee Snider, priceless.

Assez logiquement une des premières videos en ligne est celle du mythique < I Wanna Rock > ainsi que du non moins mythique < The kids are back >.

Autre moment fort, quand Dee Snider s'adresse aux terroristes et détourne un autre grand classique du groupe, < We're not gonna take it >, pour leur expliquer le fond de sa pensée. Je n'aurais jamais cru être autant émue par cette chanson-là, la version originale se veut un rayon d'espoir pour tous ceux qui en ressentiraient le besoin, épurée comme le début a été joué elle prend une toute autre dimension.

 

18h50 : retour à l'ombre pour Turisas et mon carton rouge de cette édition

Bien contente à ce stade de retrouver de l'ombre, j'ai filé sous tente retrouver quelques uns de mes finnois préférés avec le groupe folk Turisas en très grande forme sous la Temple. Arrivée légèrement en retard à cause du décalage avec les MS et voyant la fosse blindée, j'ai décidé au début de me poser un peu coté Altar (comme beaucoup, parce que ça permettait de profiter du concert pas trop loin de la scène, reprendre des forces et ne pas gêner ceux qui préfèrent la fosse).

Et on en vient à mon carton rouge de cette édition, qui ne concerne pas Turisas qui a été irréprochable sur scène... mais Soilwork qui jouaient juste après eux sur l'Altar. Pour rappel, l'Altar et la Temple fonctionnent ensembles et sont cote à cote, donc en théorie quand un groupe joue sur la Temple, les suivants sur l'Altar préparent la scène mais sans déranger (d'autant que les balances sont déjà faites et que le groupe dispose d'un battement de 5-10 minutes pour fignoler). J'ignore si c'était le groupe ou leurs techs et pourquoi ils ont fait ça, mais un ENORME coup de gueule contre Soilwork et en particulier contre le connard qui s'est collé à la batterie pendant toute la durée du concert de Turisas (et non c'était pas un test, personne n'a besoin de 40 minutes non stop pour tester une batterie), ainsi que contre l'abruti qui l'a rejoint pour tester le micro en chantant dedans pendant 5 bonnes minutes, et pour finir contre le douchebag qui sur la fin s'est dit qu'au point où ça en était autant faire de même avec la guitare, parasitant le concert d'à coté parce que je rappelle que Turisas a un violoniste assez doué certes mais dont les solos de violons ont été sévèrement perturbés par Ducon 1er qui se défoulait sur la batterie à coté. Un tel niveau d'irrespect, je n'avais encore jamais vu ça et cela m'a peinée parce qu'à la base Soilwork est un groupe que j'apprécie (hors leur incapacité à régler leur son sur autre chose que "max"), ça m'a définitivement passé l'envie de les voir en concert.

Cela étant dit, le set de Turisas était excellent bien que trop court à mon goût et s'est fini par un Stand up and fight totalement épique. J'espère trouver rapidement des videos (de préférences de gens de l'autre coté de la scène, qui seront moins gênés par les parasites).

 

20h : fin de cuisson en MS et Saxon

Avoir des décalages entre les horaires des scènes a aussi parfois des avantages, comme celui de pouvoir aller tranquillement chercher de quoi manger avant de revenir finir la cuisson devant les anglais de < Saxon >. Bizarrement j'ai beau les connaître depuis longtemps je n'ai jamais vraiment suivi ce qu'ils font, ce que je regrette un peu. Je n'ai pas totalement pu profiter de leur concert, mon genou faisant des siennes à cause de la chaleur et fatigue accumulées j'ai dû m'éloigner un peu pour me poser, mais j'ai tout de même été scotchée par leur énergie et la qualité du set.

Ils ont enchainé les tubes et je pense qu'ils ont gagné un sacré paquet de fans, bien mérités.

 

21h05 : Airbourne, LA claque du jour

J'ai toujours été une grosse fan d'Airbourne mais je n'avais jusque là jamais eu l'occasion de les voir en concert.

Le résumé en un mot ? < Démentiel ! >

Rien n'aurait pu me préparer à ce qu'ils ont fait, ils ont mis une ambiance de malade, même selon les critères du festival. On garde à l'esprit que j'avais reculé, j'avais l'impression d'être à l'avant de la fosse. Tout le monde dansait et chantait, que ce soit devant les scènes comme dans le chemin où ceux qui passaient devaient avoir l'impression de passer par une autre dimension, jusque dans les bars où j'ai vu des gens se lever sur les tables pour danser. Dire que le set est efficace n'effleure même pas le niveau du groupe en live. Même si un temps de jeu plus long aurait été apprécié, les voir dans ce contexte-là avec le soleil qui se couche et les décorations qui s'allument, c'était simplement magique.

Pour ceux qui, comme moi, étaient assez loin de la scène et se sont demandé à un moment pourquoi ils ont prolongé Runnin' Wild, voici < la réponse >. En deux mots : grand malade !

 

22h20 : Apocalyptica, on souffle avant le final

J'étais un peu sceptique à la base sur le fait de coller nos violoncellistes préférés entre 2 groupes qui bougent beaucoup, j'avais peur que le concert soit mal perçu mais au final c'est vrai que la pause a fait du bien. < Apocalyptica > revenait donc au fest' pour les 20 ans de son album de reprises de Metallica. J'en ai entendu quelques uns râler que c'était chiant ou que quand même ils auraient pu recruter un chanteur, je les invite à se renseigner sur le groupe...

J'en retiens un point négatif, la sonorisation des violoncelles a visiblement posé quelques petits soucis à l'orga et c'est fort dommage car les loupés dans les graves ont par moment été gênants (en plein milieu de Nothing else matters par exemple, ce qui en a passablement énervé un). Mais à part ce détail, avoir Master of puppets qui est la première chanson de metal que j'ai écouté (à 6 ans...) au Hellfest c'est juste PRICELESS.

 

23h25 : Aerosmith, magistral

Je vais commencer par remercier les deux festivaliers avec qui j'ai passé le concert à discuter, partager, chanter (assez faux j'avoue) et danser, j'ai passé un super moment avec vous et une clôture de journée parfaite pour ma part.

Et je vais commencer par mon léger coup de gueule contre le groupe qui a annoncé une tournée d'adieux à la base, sous le titre "Aero-vederci", pour se rétracter 2 semaines avant le festival dans une interview où ils notaient que ça serait dommage de ne pas fêter les 50 ans dans 2 ans. Foutage de gueule, pas d'autre mot. Nous avons donc noté avec amusement que le titre de la tournée est joyeusement passé à la trappe, remplacé par le logo du groupe.

Concernant le set, rien à dire, les classiques y sont, les moments moins classiques également, le niveau musical est indéniable, le niveau visuel également. Aerosmith est un groupe à l'américaine, tout est rodé et maîtrisé à la perfection, et ça fonctionne encore très très bien. Ils aternent les énergies, les tubes, les reprises toutes aussi efficaces les unes que les autres à l'image de Mama Kin :

jusqu'à finir sur un Walk this way d'anthologie. 

En émotions notables l'incroyable Janie got a gun :

bien entendu I don't want to miss a thing :

et Cryin' (qui ont surement valu quelques tympans percés à nos voisins, avec mes plus plates excuses).

Et Dream on, ENFIN !! qui était LA chanson que j'attendais en live, interprétée à la perfection en fin de set, ce qui à son âge est une perf en soit :

Bref je n'ai pas été déçue du tout, si je dois pinailler j'admets volontiers qu'une chanson m'a manqué mais sans surprise vu qu'il s'agit de Fly away from here qui n'a été que très peu jouée live, je ne m'attendais pas à l'avoir.

 

Et le festival s'est pour moi terminé sur cette touche de nostalgie, j'ai passé encore une fois une journée grandiose, pleine de découvertes, de coups de coeur dans une ambiance fabuleuse. 18 concerts ou bouts de concerts démentiels, une ambiance géniale, une parenthèse qui fait du bien.

Et j'ai déjà hâte d'y retourner !

 

Bonus : Autres videos Arte du jour

Je mets ici les liens vers les autres concerts qui ont été retransmis ce jour-là (les autres jours seront dans la chronique) :


[A COMPLETER]