L'affiche 2018 étant tombée ainsi que la répartition des groupes par jour, on rempile pour la cinquième année de Hellfest chroniquée et la troisième en termes de présence vu que je serais sur place le dimanche.

 

WARZONE

 

Uncommonmenfrommars

On attaque par un groupe français (youpi... ou pas pour ceux qui commencent à avoir l'habitude de mon allergie aux textes en français) que je ne connaissais pas du tout mais qui a tellement fait sensation sur le forum quand ils ont été annoncés que j'ai fini par aller aux renseignements.

On a donc une joyeuse bande de punks bien de chez nous, mais nés aux USA et chantant donc en anglais. Deux choses m'ont marquée à la première impression, déjà le fait qu'ils ne connaissent visiblement pas la touche espace (ce qui a causé quelques coquilles sur l'affiche du fest') et leurs noms de scène qui donnent une bonne idée de ce qui nous attend (Motor Ed, Trint Eastwod, Daf Lepard et Big Jim, les trois premiers étant frères)... Bien joué, vraiment.

Niveau musique, ne connaissant pas du tout, j'ai appliqué ma méthode habituelle dite du "je prends au pif selon ce que le titre m'inspire" et je suis tombée sur des choses... < étranges >, assez < indescriptibles > avec des < pochettes > comment dire... Y avait des indices dans le nom du groupe pourtant... Merci pour le fou rire et une fan de plus !

 

Rise Against

On reste dans le punk et aux USA avec le rendez-vous manqué de 2015. Rise Against était en effet prévu comme tête d'affiche de la warzone du dimanche mais avait dû annuler suite à un problème familial grave.

Je vous renvoie donc à la chronique 2015 quand elle sera en ligne pour les infos générales sur le groupe et on va se concentrer sur ce qu'ils ont fait depuis, à savoir un album sorti en 2017 sur lequel on trouve < cet exemple >  ou encore < celui-là >. Personnellement cela confirme le coup de coeur que j'avais eu pour leur musique en 2015 et je suis assez blasée de les rater.

 

 


 

VALLEY

 

Dopethrone

On part au Canada avec un groupe que je pensais connaître parce que le nom me rappelait quelque chose... jusqu'à ce que Wikipedia me rappelle que c'est le titre d'un album phare d'Electric Wizzard, album qui a donc inspiré les canadiens. On est dans la lignée Doom tirant sur le sludge. On y retrouve < tous les classiques du genre >, rythmes lourds, mélodies torturées et joyeux lutins. Ils ont eux aussi été obligés d'annuler leur venue, en 2016 cette fois, et j'avoue que je n'avais pas retenu leur nom sur l'annonce initiale. Cela dit, le doom me plaît toujours autant et je les ai marqués comme groupe à suivre pour les prochaines éditions.

 

Eyehategod

On reste dans la finesse avec le sludge américain d'Eyehategod, déjà présents quatre fois dont l'édition 2015. Il s'agit d'une de mes découvertes de cette année cependant, cela fait des années que j'en entends parler mais je les avais plus ou moins laissés de coté.

Pionniers du genre dans les années 90, ils sont relativement stable à l'exception du bassiste (trop) fréquemment remplacé et d'un changement de batteur en 2013 suite à un décès. Et encore ils s'en sortent bien, en 2015 c'est leur chanteur qu'ils ont failli perdre suite à des problèmes médicaux. Leur tournée a été en partie annulée, en partie assurée avec deux autres chanteurs (dont Phil Anselmo, proche du groupe puisque le guitariste oeuvre également pour Down). Fort heureusement le chanteur a pu être opéré à temps et a depuis repris du service.

Pour ce qui est de la musique, on reste fort logiquement dans la < finesse > qui caractérise le genre. Chez moi ça passe bizarrement assez bien mais à petite dose.

 


 

 

TEMPLE

 

Solstafir

On part en Islande avec un de mes gros coups de coeur de l'édition 2014. Je vous renvoie donc à la chronique du dimanche pour les informations d'ordre générale sur nos vikings de service.

Le groupe a connu en 2015 une séparation assez chaotique avec leur batteur, qui s'est plus ou moins fait virer. Cela ne les empêche pas de sortir un nouvel album en 2017 et de repartir en tournée, entre autres en France (j'ai d'ailleurs eu le plaisir de les revoir à Rennes). Pour ce qui est du nouvel album, je reste pour ma part réservée. Autant les deux précédents, Otta et Svartir Sandar, m'avaient marquée au point d'en faire une découverte coup de coeur, autant je trouve celui-ci sympa mais sans forcément retrouver le même émerveillement. J'apprécie cependant toujours autant < leurs mélodies > et l'ambiance < planante >  de leurs riffs.

Je ne les verrai pas cette année à Clisson, cependant je les recommande toujours autant et ils restent pour moi des incontournables et une pause très très agréable dans une journée de festival souvent chargée. Je ne peux qu'encourager les curieux à aller les voir.

 

Satyricon

Présents le vendredi en 2015, je renvoie donc à la chronique que j'en avais faite. N'étant pas vraiment dans les groupes que j'apprécie, j'avoue que je n'ai pas suivi du tout leur évolution depuis.

 

Therion

En 1987, un gamin suédois de 15 ans se dit que le death metal c'est plutôt cool, l'opéra aussi... et donc s'il en faisait un groupe ? Trente ans et quelques trop nombreuses chaises musicales plus tard, on obtient un monument  inclassable. Death metal opératique pour certains, metal symphonique pour d'autres, tirant sur le heavy pour certains titres, ils sont, dix ans avant l'arrivée de Nightwish qui fait exploser le genre, les précurseurs d'un mélange assez imprévu et fonctionnant pourtant très bien, notamment en live.

Alors clairement ça ne plait pas à tout le monde, il faut une sensibilité à ce type de chant et de musicalité, et une certaine ouverture d'esprit. Je me souviens d'un professeur de solfège à qui j'avais parlé de Nightwish et, dans un autre style, de Rondo Veneziano (dont j'étais et je suis encore très fan) et qui avait eu des propos très durs envers ce qu'il considérait comme une hérésie. J'ai toujours trouvé, au contraire, le mélange très intéressant et franchement si le fait de faire de certains morceaux qui s'y prêtent un peu des tubes un peu rock peut amener quelques personnes à s'intéresser au classique, je le vois comme un gain et non comme une perte de qualité desdits morceaux. 

A noter niveau chaises musicales : ils utilisent des voix féminines dans leurs composition depuis leurs débuts :

Mais ce n'est qu'en 2011 qu'ils se décident à inclure leur chanteuse actuelle dans les membres permanents du groupe.

Musicalement, sans surprise, on retrouve les codes du genre : voix lyriques et mélodies très travaillées. Pour exemple :

Ou en plus récent :

En un peu moins courant, on trouve une reprise magistrale du mythique O Fortuna tiré de Carmina Burana. Bon en même temps, je ne vois aucun autre groupe avec les capacités vocales comme musicales d'aller les chercher sur ce terrain-là :

De manière plus surprenante pour moi, j'ai appris à l'occasion de mes recherches qu'ils ont édité, pour les 25 ans du groupe, un album de reprises entièrement en français intitulé Les Fleurs du Mal, contenant entre autres des reprises de Sylvie Vartan :

ou de France Gall :

entre autres. Quand je dis qu'un metalleux ça ose tout...

 

 


 

 

ALTAR

 

The Walking Dead Orchestra

Je ne suis pas fan de la série ni de la BD associée mais forcément le nom du groupe m'a intriguée assez pour aller voir ce que c'est et je suis tombée sur < cet exemple >. Du deathcore, français parait-il. Merci mais sans moi...

 

Misanthrope

On reste en France avec un groupe estampillé avant-garde qui aurait pu résonner sympathiquement à mes oreilles... < s'ils ne chantaient pas en français >. Dommage.

 

Benighted

On reste encore en France avec un groupe que je connais et que je n'apprécie pas parce que < trop brutal pour moi > (même si je dois avouer que le "crevez tous" au début du clip m'a fait sourire), mais qui ravira surement les fans de brutal death trainant dans le coin. 

 

Demolition Hammer

Je cite le groupe mais en réalité il s'agit pour moi d'une découverte très récente.

Sur le forum du Hellfest est organisée depuis quelques éditions une battle autour de l'affiche. Le principe est simple : à partir du moment où l'affiche est dévoilée, ceux qui souhaitent peuvent envoyer à l'organisateur (coucou Karajuju si tu passes dans le coin) une liste de 5 titres d'artistes différents. L'organisateur en choisit deux (ou trois s'il a besoin de remplissage), sur des scènes différentes, qui font office de "champions", puis il répartit tous ces titres en poules. Chaque semaine il propose une poule sur le forum, en donnant les titres participants, et tous ceux qui le souhaitent peuvent écouter les titres et les classer selon leur préférence (en leur attribuant des points donc). A la fin des poules ont lieu des finales entre les titres les plus plebiscités.

Outre le fait que ce soit un jeu assez sympa et simple (sauf pour l'organisateur qui a mon respect éternel), cela permet aux curieux dont je fais partie d'aller découvrir et écouter des artistes, ou même de découvrir des chansons auxquelles on n'aurait pas pensé. Parfois ces chansons gagnent une place dans une playlist, parfois non.

Demolition Hammer est un vieux, très vieux groupe de thrash américain, qui a tourné entre 1986 et 1995 avant de se séparer pour une longue pause dont ils sont revenus en 2016. Honnêtement je ne les connaissais pas avant la première battle de cette année qui portait sur l'Altar et plus précisément les groupes de thrash, je vais donc citer en exemple < le titre que quelqu'un a choisi pour les représenter >... et que j'ai classé bon dernier de la poule parce que ça tire trop sur le death metal pour me plaire.

 

Carnivore A.D.

Et dans ladite poule était cité Carnivore A.D., que je connaissais, représentés par < ce titre > que j'ai classé 2ème. Je ne vais pas détailler toutes les poules et tous les classements, ce n'est pas le sujet, simplement sur des groupes que je connais moins (ou pas du tout, comme c'était le cas pour le précédent), c'est une entrée en matière peut-être un peu plus valide que mon habituelle technique du pifomètre youtube.

Carnivore a eu une histoire pour le moins mouvementée. Fondé en 1982 par le bassiste américain Peter Steele, afin de succéder à son précédent groupe (Fallout, groupe de heavy metal qui venait d'être dissout), Carnivore a dès le début été orienté thrash metal. Ce qui a posé problème, ce sont les paroles de leurs chansons, souvent dures et traitant de sujets délicats (races, guerre, mysogynie et religion par exemple). On peut citer en exemple ce < magnifique point Godwin >.

En 1987, peu après la sortie de leur deuxième OP, le groupe se sépare et Peter Steele change encore une fois d'orientation (beaucoup plus sombre cette fois) en fondant Type O Negative dans lequel il restera jusqu'à sa mort en 2010.

Et Carnivore dans tout ça ? Le groupe se reformera pour des évènements tout au long des années 90 mais il faudra attendre 2006 pour les voir réellement revenir, changeant au passage leur nom en Carnivore A.D. Enfin les voir revenir... plus précisément voir revenir le batteur (qui est présent depuis leurs débuts) et le guitariste de 1987 avec deux nouveaux (dont un batteur dont je ne comprends pas bien la présence en fait...)

 

Napalm Death

On part pour clôre cette scène au Royaume-Uni pour un groupe de grindcore dont tous les membres originels ont été remplacés... Entre ça et le fait que je n'apprécie pas des masses le genre, merci mais sans moi mais tout de même un classique notable pour les amateurs.

 

 


 

MAINSTAGE 2

 

Bukowski

On repart en France avec un groupe parisien de heu... rock (tirant sur le heavy) pour les uns, stoner pour les autres. Ils tirent leur nom, sans surprise, de l'écrivain américain d'origine allemande Charles Bukowski, auteur prolifique et néanmoins assez particulier dans les thèmes qu'il aborde.

Fondé somme toute assez récemment (2007), le groupe a été assez actif puisqu'il compte déjà 4 albums. Il s'agit d'un des rares groupes français que j'écoute sans problème, vu qu'ils ont eu la bonne idée (pour moi) de chanter en anglais, et que ce genre de musique chez moi ça passe sans aucun problème.

Dans les titres que j'apprécie, je peux par exemple citer < celui par lequel je les ai découverts >, qui figure sur leur opus le plus récent, ou a contrario < leur premier clip > issu donc du premier album. Sans être ni une fan de la première heure, ils font partie des groupes que j'aurais bien voulu voir. Une prochaine fois peut-être ?

 

Tesseract

Tesseract, aussi parfois orthographié TesseracT, est un groupe de metal progressif britannique. Fondé en 2003 par Ace Kehney, actuel guitariste, le groupe est plus ou moins stable à l'exception d'une place... le chanteur. Je ne suis déjà pas fan des chaises musicales dans les groupes, mais quand ça touche la voix qui porte les compositions ça devient compliqué. Ils ont connu pas moins de 6 changements (dont un avant même la sortie de leur premier EP en 2010), mais il est à noter que le dernier en date est en réalité le troisième de la liste qui est revenu. Mouais.

Hormis ça, c'est un groupe que j'apprécie même si je ne les suis pas de près. J'apprécie particulièrement leur coté un peu planant, le chant clair et leurs mélodies travaillées. On peut citer en exemple < cet extrait > de leur dernier album, < celui-ci >  qui date de 2012 et dont le chanteur est différent ou encore < celui-ci > de 2013 avec encore un autre chanteur

 

Sons of Apollo

Qu'est-ce qu'il se passe quand on prend :

- l'ex batteur de Dream Theater et Avenged Sevenfold (sur l'album Nightmare)

- un bassiste de légende, à savoir celui de Mr Big

- un guitariste non moins légendaire, ayant tourné entre autres avec Lita Ford ou encore les Gun's

- l'ex claviériste de Dream Theater, qui a aussi tourné avec Billy Idol, Kiss, Alice Cooper ou encore Yngwie Malmsteem 

et qu'on leur colle derrière le micro un chanteur qui a tourné en 2006-2007 avec Journey ?

Et bien cela donne < ceci >. Sons of Apollo est ce qu'on appelle un supergroupe (comprendre un assemblage de mecs qui ont fait leurs preuves ailleurs et ont eu envie de faire un album ou deux ensembles). Vu le niveau de ceux-ci j'espère personnellement qu'ils resteront en formation un peu plus longtemps. Pour le genre, sans surprise vu la composition, on est dans le rock progressif tirant sur le hard-rock.

 

Converge

On reste aux USA avec un groupe de punk hardcore que je qualifierais de classique du genre... et en même temps assez inattendu.

Converge tourne depuis les années 1990, avec une formation un poil chaotique à leurs débuts. Seuls deux membres n'ont jamais changé, Jacob Bannon au chant et Kurt Ballou qui occupe... et bien un peu toutes les places possibles, puisqu'on le retrouve aussi bien au chant, qu'à la guitare, à la basse, au clavier ou aux percussions. Les autres ont tous plus ou moins joué aux chaises musicales mais la formation se stabilise en 1999 et n'a pas bougé depuis. A noter également, chacun des membres du groupe tourne aussi dans d'autres projets à coté.

Ce n'est cependant qu'en 2002 qu'ils percent réellement, grâce au succès de l'album Jane Doe, avec en exemple < ce long titre double > qui scinde littéralement l'album en deux parties, ce qui pour moi leur vaut clairement une place dans les classiques. Leur coté plus inattendu, je le vois surtout dans la construction de certains morceaux. Je ne connais pas toute leur discographie (loin de là même) mais j'ai été surprise par < ce genre de titre > au point de vue de la construction musicale : des mélodies bien plus recherchées que je n'attendais dans du hardcore, des ruptures de rythmes fréquents et très maîtrisés, des changements de tonalités et un ensemble bien travaillé, recherché surprenant pour le milieu. Et que dire de < titres comme celui-ci > dont le début et le thème évoqué s'apparent plus à du doom qu'à du punk.

Alors certes je n'adhère pas forcément au coté hardcore (qui reste bien présent) mais je trouve ce coté recherché de leur musique super intéressant.

Le groupe étant déjà présent en 2016, il est possible que le présent paragraphe migre dans la chronique 2016 quand elle sera en ligne.

 

Meshuggah

On reste dans les années 1980 et on part en Suède assister à la formation d'un mastodonte du metal avant-gardiste selon wiki, math metal selon le forum et le site du Hellfest.

Déjà présents en 2015, et traités < dans la chronique appropriée >, j'avais à l'époque mis le titre Bleed en exemple de leur musique. J'ai depuis, par curiosité, écouté d'autres titres d'eux, dont < celui-ci >, ce qui m'a juste confirmé que je m'en passe très bien.

 

Steven Wilson

Compositeur, chanteur et multi-instrumentiste (je pense qu'il serait plus rapide de citer les instruments dont il ne joue pas...), Steven Wilson nous vient du Royaume-Uni et est principalement connu pour être à l'origine de Porcupine Tree, groupe de rock psychédélique ayant tourné jusqu'à sa dissolution en 2010.

Alors clairement je ne connais que de nom, je savais qu'il avait lancé une carrière solo et même si son groupe a connu une période metal progr sur la fin de son existence, je le pensais plus dans le rock plus mainstream et ai été très surprise de le voir sur l'affiche.

Il est à mes yeux le "WTF" de l'année, surement l'occasion < d'un moment plus cool > ou < plus planant > dans la journée ?

 

Stone Sour

On repart aux USA. On l'a déjà vu, il est de plus en plus fréquent pour les chanteurs ou même instrumentistes d'un groupe d'avoir à côté de leur groupe "principal" un "side-project". Sauf que dans le cas de Stone Sour, ce que les gens oublient, c'est qu'il n'est pas un side-project mais le groupe d'origine de Corey Taylor, connu depuis comme étant le chanteur de Slipknot.

Plus précisément, Stone Sour a été fondé en 1992; par Corey Taylor justement avec le batteur Joel Ekman, qui sera contraint en 2006 de quitter le groupe pour s'occuper de son fils malade (et remplacé depuis par l'ex batteur de Soulfly). La formation de base voit un passage éclair de Josh Rand (à la guitare), qui quitte le groupe en 1993 pour revenir en 2000 lors de la reformation, James Root à la guitare (également dans Slipknot) qui se fait virer en 2014, Shawn Economaki (également manager de Slipknot) à la basse jusqu'en 2012 et quelques autres. Oui, même avec un nombre de membres somme toutes limité, c'est quand même un joyeux bordel.

Et, sans surprise pour ceux qui ont lu mes chroniques précédentes, ils font partie des groupes devant lesquels vous ne me trouverez pas. Je reconnais le talent (et la voix exceptionnelle de Corey Taylor) mais je garde un très mauvais souvenir de la seule fois où j'ai subi Slipknot en concert, une fois m'a suffi merci bien.

 

A Perfect Circle

Et en parlant de side-project, en voici un parfait exemple : A Perfect Circle est un groupe de rock alternatif américain mené par le taré mais génial chanteur de Tool, Maynard James Keenan. Fait marrant d'ailleurs, si effectivement le charisme de celui-ci fait qu'on retient A Perfect Circle comme étant "son" groupe, ce n'est pas tout-à-fait exact : il n'en est pas le fondateur, même si c'est lui qui a poussé Billy Howerdel, ex technicien guitare pour de très gros groupes dont Tool justement, à monter à son tour sur scène comme guitariste, et donc à fonder le groupe. Ils en sont d'ailleurs les deux seuls membres permanents, les autres varient selon les humeurs de Keenan entre autres.

Déjà soyons clairs sur le personnage : il se trimballe la réputation d'être un enfoiré de première classe avec un ego démesuré. Réputation amplement méritée à mes yeux, certes le monsieur est un génie torturé mais cela n'excuse pas tout. Cela a cependant donné quelques scènes assez drôles en concert, comme sa manière très personnelle de < gérer un fan un peu envahissant > en lui faisant une prise de judo avant de finir la chanson assis dessus (à 4'10 pour ceux qui n'ont pas envie de tout voir). Comme il dira en interview un peu plus tard, c'était "SA scène après tout".

Et alors que beaucoup attendent un nouvel album pour Tool, et bien c'est avec cet autre groupe (qui n'avait rien sorti depuis 2004) qu'il sera présent à cette édition du Hellfest. Je suis personnellement restée sur les albums de Tool, mais je conseille vivement à ceux qui ne le connaissent pas d'aller voir. Et < de penser à leur serviette >...

(pour ceux qui n'ont pas la référence, lisez < ça >, vous me remercierez plus tard)

 


 

MAINSTAGE 1

 

Rose Tattoo

On part en Australie pour écouter un vieux, très vieux, plus vieux que moi groupe de hard rock. Rose Tatto a été fondé en 1976 par le guitariste Peter Wells, qui quitte le groupe une première fois en 1984 pour revenir et finalement décéder en 2006. Leur line-up a beaucoup évolué à travers les années, principalement à cause de deux séparations (en 1986 puis en 1994) et je crois qu'on tient aussi les recordmen (malheureusement) du nombre de remplacement pour cause de décès, pas moins de 6 dont le fondateur. En clair, seul le chanteur n'a jamais bougé depuis la formation du groupe.

Musicalement parlant, ils ont été souvent comparés à AC/DC, soit < du hard rock tout ce qu'il y a de plus classique >, tirant par moments < sur des rythmiques proches du blues >, mais < terriblement efficace >.

 

Joan Jett and the Blackhearts

On va commencer par enfoncer des portes ouvertes, tout le monde connait Joan Jett parce que c'est difficile de faire plus culte que ça :

Tous les ans le Hellfest place dans ses invités ce genre de groupes qui ont un titre culte très connu du grand public et dont on pourrait se demander ce qu'ils font là. Sauf qu'à l'instar d'Ugly Kid Joe l'an passé, Status Quo en 2014 et autres Billy Idol en 2015, résumer Joan Jett à ce seul titre c'est passer à coté d'une chanteuse elle-même cultissime, qui a marqué l'histoire du rock et du hard rock. Pour ceux qui ne savaient pas, quand dans les années 1980 elle n'arrive pas à trouver une maison de disque (après la séparation de son premier groupe, les Runaway), elle décide alors de fonder la sienne, avec l'aide de son mari, et c'est ainsi qu'on se retrouve avec Blackheart Records qui produit alors le nouveau groupe de Joan, the Blackhearts.

Difficile cependant de parler de la line-up, déjà parce que je n'ai trouvé aucune information fiable sur le sujet, et surtout parce qu'il faut bien avouer que le groupe est ici assez secondaire par rapport à leur charismatique chanteuse. En autres titres très connus, on peut citer < un autre de ses classiques > ou même < des titres plus récents >. J'apprécie beaucoup la voix et son style, mais j'ai toujours eu une réserve vis à vis de ses chansons, certes entrainantes mais peut-être pas assez pour me faire rester tout un concert.

 

Europe

Même topo pour les suédois d'Europe, avec le cultissime :

Sauf que contrairement à la précedente, on s'attaque là à un de mes groupes préférés. Oui oui, carrément.

Le groupe a été fondé en Suède donc au tout début des années 1980, sous le nom Force et avec une orientation Heavy metal. Ce n'est que quelques années plus tard, quand ils remportent un tremplin qui leur donne l'occasion d'enregistrer leur premier album, qu'ils vont changer et choisir Europe comme nom de groupe (et titre de l'album au passage).

Ils ont connu relativement peu de changements de line-up si on compare avec d'autres groupes ayant la même longévité, 4 au total dont le remplacement du bassiste suite à sa mort en 2009.

Si le grand public les retient comme symboles du hair metal et se souvient surtout de Final Countdown, ils ont également écrit quelques ballades cultes, comme par exemple :

ou encore :

Et on va arrêter là avec la guimauve, parce qu'il ne faudrait pas oublier qu'ils restent avant tout des pionniers dans leur genre et que leur style colle bien plus à l'esprit metal du festival que ce que les gens s'imaginent. Témoin :

Guilty pleasure ? oui surement, et totalement assumé pour moi. Mais surtout un groupe très énergique à ne surtout pas rater en live.

 

Hollywood Vampire

On part aux USA et là j'ai un gros, gros problème. En théorie, je n'ai rien contre les super-groupes. Et j'adore Alice Cooper. Et Aerosmith.

Alors quand on m'annonce un super groupe avec le guitariste du deuxième et le premier au chant, j'aurais dû sauter de joie.

Et puis j'ai vu que le troisième du groupe n'était autre que Johnny Depp.

Et puis j'ai recompté : chanteur check, guitares : 2... et le reste ? oh on n'a qu'à prendre des musiciens de tournée pour combler les trous, mais sans les annoncer comme membres du groupe hein parce que le groupe se compose de trois légendes... et quelques aides... Pas fan du tout de la méthode.

Hormis ça, je n'ai rien à dire sur eux, ne connaissant pas leurs titres. Si ce n'est que je souhaite beaucoup de courage à ceux qui veulent aller les voir, j'ai fort peur que le public moyen de Johnny Depp ne soit pas vraiment dans l'ambiance habituelle du Hellfest et que l'ambiance dans la fosse en pâtisse grandement. 

 

Judas Priest

Déjà traités pour leur venue en 2015, je vous renvoie assez logiquement à la < chronique associée >.